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LA NORTHERN SOUL, UNE AUTRE VISION DE LA FÊTE / Northern Soul, an another vision of party

English version belows

La Northern Soul, apparu au début des années 1970 dans le Nord de l’Angleterre, consiste, pour les DJs, à ne jouer que des titres Soul très rares et oubliés du grand public. De par l’évolution qu’il apporte au DJing et la nouvelle conception de la fête qu’il offre au public, ce mouvement influence grandement le Disco et, plus tard, les raves parties.

Le Nord de l’Angleterre se développe grandement au cours de la révolution industrielle et connaît une importante migration venant du reste du pays et d’Irlande. Une vie nocturne se forme autour de la musique folklorique et évolue au début du 20e siècle avec l’arrivée du Jazz qui animera les soirées mancuniennes et autres jusqu’au début des années 1960. Cette décennie est animée par la Pop, le Rock et surtout la Soul. Cette dernière, baptisée Northern Soul, va rythmer le début des années 1970 avec des raretés qui permettront aux DJs d’être autre chose que de simples passeurs de disques et à son jeune public d’aller faire la fête où la musique est bonne, même si c’est dans une autre ville.

Les chineurs de raretés

La recherche du disque rare commence au milieu des années 1960 avec Roger Eagle, DJ résident du club de Manchester le Twisted Wheel, qui joue des disques essentiellement sortis sur d’obscurs petits labels et influencés par le style « Motown », comme At the Discotheque de Chubby Checker ou Open the Door to your Heart de Darrell Banks.

Ian Levine, jeune homme originaire de Blackpool, déniche de nombreux disques qui alimenteront les soirées de la Northern Soul durant ses voyages aux États-Unis. Il fournit au Twisted Wheel et au Blackpool Mecca, dont il deviendra le DJ, des disques tels que Our Love Is In the Pocket de J.J. Barnes et No One To Love de Pat Lewis.

La Northern Soul explose et de nombreux DJs partent à la chasse à l’exclu. Pour protéger leur précieuses trouvailles des curieux, ils imitent les selecters des sound-systems jamaïcains en arrachant les macarons des 45T ou en leur donnant de faux titres pour brouiller les pistes.

Un besoin de se réinventer qui divise

Esthétiquement, la Northern Soul est vite limitée et, vers le milieu des années 1970, presque tous les disques inconnus des années 1960 ont été joués. Le mouvement semble alors toucher à sa fin lorsque Levine découvre le titre It Really Hurts Me Girl des Carstairs qui lui donne un second souffle à travers des productions plus Disco.

Levine joue des titres plus orientés danc ce nouveau style comme Hung Up On Your Love des Montclairs ou You Better Keep Her de Marvin Holmes and Justice ainsi que des titres ayant eu du succès dans les club new-yorkais tel que Make Believe de Patti Jo.

Deux clans finissent par se former, ceux qui ne jouent que des enregistrements des années 60 comme au Wigan Casino et ceux qui passent des disques des années 70 comme au Blackpool Mecca qui finira même par ne jouer que du Disco.

Émergence d’une scène locale

Ian Levine s’investi un peu plus dans la Northern Soul en commençant à produire des disques sur lesquels il invite des interprètes new-yorkais comme les Exciters et chicagoans à l’instar d’Evelyn Thomas.

Cependant, ses productions n’ont aucun succès et font même face à l’hostilité d’un public trop puriste qui le pousse à abandonner la Northern Soul pour se consacrer uniquement à des productions Disco.

Entretemps, à Londres, une scène Soul local apparaît portée par des chanteurs américains et caribéens venus s’exiler dans la capitale. Les rythmiques Soul commencent alors à se mélanger aux mélodies Pop européenne et donne ainsi naissance à l’Europop.

Haalleycks

 

English version

Northern Soul, appeared in the early 70’s, consisted for DJs to play rare and forgotten Soul records. The evolution for the DJing and the new kind of parties it offered, this movement influenced Disco and later rave parties.

The North of England knew an important development during the industrial revolution and a migration of many people who went from the rest of the country and Ireland. A nightlife formed around folk music and, in the twentieth century until the 60’s, Jazz. This decade animated by Pop, Rock and Soul. This last named Northern Soul animated the early 70’s with rarities allowed to the DJs to play records differentely and young to go dancing where the music was good, even in another cities.

Rarities bargain hunters

The research of rare records began in the mid 60’s Roger Eagle, resident DJ of the Twisted Wheel in Manchester, who played unknow labels records, influenced by the Motown sound, like Chubby Checker’s At the Discotheque or Darrell Banks Open the Door to your Heart.

Ian Levine, young man from Blackpool found many Northern Soul hits during his travel in the USA. He essentially provided the Twisted Wheel and the Blackpool Mecca, then he became the DJ, with records like J.J. Barnes Our Love Is In the Pocket and Pat Lewis No One To Love.

Northern Soul became an important movement and many DJs began to search rare records. Like the Jamaican selecters in the sound systems, they pulled record stickers or renamed them to scramble the tracks and protect their findings.

A need to reinvent that divided

Aesthetically, Northern Soul met its limits when, in the mid 70’s, almost the unknow 6à’s records was played. But, Levine discovered the track It Really Hurts Me Girl by the Castairs revived it through the Disco records.

Levine played more Disco records like Montclairs Hung Up On Your Love, Marvin Holmes & Justice’s You Better Keep Her and Patti Jo’s Make Believe a track which had success in NYC.

Both clans appeared, those who played exclusively 60’s records like the Wigan Casino and those who played 70’s records like the Blackpool Mecca.

Emergence of a local scene

Ian Levin began to produce records on which he invited the Exciters from NYC and Evelyn Thomas from Chicago.

However, his tracks had not success and met the hostility of the purists which induced him to abandon Northern Soul to focus him on Disco.

In the meantime, a local Soul scene appeared in London leading by American and Caribean singers came into exile. They mixed Soul rhythmic with Pop melodies, Europop.

Haalleycks

Translation : Haalleycks

 

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