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RAPPER’S DELIGHT, PREMIER TRACK HIP-HOP / Rapper’s Delight, First Hip-Hop track

English version belows

Sugarhill Gang sort Rapper’s Delight en 1979 sur le label Surgarhill Records. Ce titre rencontre un succès mondial, et offre une importante visibilité au Hip-Hop. Cependant, son histoire se base sur une supercherie.

À la fin des années 1970, plusieurs producteurs commencent à s’intéresser au Hip-Hop et proposent aux DJs comme Grandmaster Flash d’enregistrer leurs performances sur disque. Ceux-ci refusent car ils ne pensent pas que ce type de disque ait un grand intérêt et préfèrent se concentrer sur le live.

Un groupe monté de toute pièce

La productrice Sylvia Robinson ne laisse pas tomber pour autant et engage trois MCs inconnus au bataillon – Henry « Big Bank Hank » Jackson, Guy « Master Gee » O’Brien et Michael « Wonder Mike » Wright – pour créer un groupe qu’elle baptise Sugarhill Gang.

Ils enregistrent un titre de quinze minutes basé sur un sample du titre Good Times de Chic et rappent un texte écrit par Grandmaster Caz, du groupe Cold Crush Brothers, qui n’est pas mentionné dans les crédits.

L’impact de Rapper’s Delight

Bien entendu, le titre ne laisse pas indifférent la scène Hip-Hop et pousse de nombreux acteurs, dont les pionniers Grandmaster Flash et Afrika Bambaataa qui considèrent pourtant Rapper’s Delight comme une escroquerie, à enregistrer des disques.

Chuck D, futur MC du groupe Public Enemy, n’imaginait le Hip-Hop autrement qu’en live. Ce titre l’a surpris car il concentre en un quart d’heure l’énergie de trois heures de concert. Il voit ce disque comme un miracle.

Rapper’s Delight est grandement diffusé dans les radios afro-américaines dont la radio Wild à Boston qui était une des seules à mettre la version de quinze minutes à plusieurs reprises dans la journée.

Vers une mutation du Hip-Hop

Son succès mondial, il se vend à plus de deux millions d’exemplaires et reste encore aujourd’hui un des disques les plus vendus de l’histoire, montre l’existence du Hip-Hop au monde entier et bouleverse l’équilibre entre DJs et MCs.

En effet, Rappers Delight lance une inversion des rôles qui finit par reléguer le tout puissant DJ au rang d’accompagnateur musical pour mettre le MC sur le devant de la scène. Le Hip-Hop devient ainsi le Rap.

Haalleycks

 


English version

Sugarhill Gang released Rapper’s Delight in 1979 on Sugarhill Records. With its global success, it offered to the Hip-Hop an important visibility. However, it based on a trickery.

In the late 70’s, Hip-Hop interested many producers who proposed to pioneers like Grandmaster Flash to produce a record of their shows. They refused because they didn’t believe on this idea and prefered to focus them on the live act.

The invention of a band

The producer Sylvia Robinson didn’t give up and engaged three anonymous MCs – Henry « Big Bank Hank » Jackson, Guy « Master Gee » O’Brien et Michael « Wonder Mike » Wright – to create Sugarhill Gang.

They recorded a fifteen minutes track based on a sample of Chic’s Good Time and rapped a text wrote by Grandmaster Caz, from the crew Cold Crush Brothers, who wasn’t mentioned on the credits.

The Rapper’s Delight impact

The track left no one indifferent and urged many rappers to record LPs, whose Grandmaster Flash and Afrika Bambaataa who considered Rapper’s Delight as a fraud.

Chuck D, Public Enemy’s MC, didn’t imagine Hip-Hop otherwise than live act. This track surprised him because it concentrated three hours of live in fifteen minutes. He considered it as a miracle.

Afro American radios diffused Rapper’s Delight widely and especially Wild in Boston which played it fully many times in a day.

Towards a Hip-Hop mutation

With two million copies sold, it is to this day one of the largest selling record in the musical history, its global success showed Hip-Hop to the world and upseted the balance between DJs and MCs.

Indeed, Rapper’s Delight reversed the roles and relegated the almighty DJ as a musical accompanist to put the MC to the forefront. Then Hip-Hop became Rap.

Haalleycks

Translation : Haalleycks

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