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SHAREVARI, UNE ORIGINE DE LA TECHNO DE DETROIT / Sharevari, an origin of the Detroit techno

English version belows

En 1981, le groupe A Number Of Names sort Sharevari, dont le titre fait référence à des soirées organisées par un club d’étudiant, qui deviendra une influence de la Techno de Detroit.

Depuis la fin des années 1960, Detroit vit une crise économique et sociale des plus profondes et, malgré son riche et influent passé musical, la club culture ne s’y développe pas. À la fin de la décennie suivante, quelques soirées sont organisées par des clubs d’étudiants des lycées et de l’université de la ville. Elles rencontrent rapidement un certain succès et permettent à des collectifs de DJs de faire leurs premières armes.

Un nouveau type de soirées

Recherchant quelque chose de nouveau, ces jeunes organisateurs prennent modèle sur les soirées dans les clubs new-yorkais et font venir des DJs qui ne sélectionnent pas les disques mais les jouent et les enchaînent entre eux pour offrir au public un flot continu de musique.

Plusieurs soirées deviennent rapidement populaires, et les organisateurs invitent le DJ Ken Collier qui, à l’instar d’Electryfying Mojo, sera une source d’inspiration importante pour toute une génération de DJs de la ville comme les Detroit Beatdown (Delano Smith, Norm Talley, Mike Clark) et les Deep Space (Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Eddie Fowlkes). 

Un plagiat pour un hommage

Les membres de A Number Of Name, Paul Lesley, Roderick Simpson et Sterling Jones, fréquentent les soirées étudiantes Charevari, l’une des plus populaires de la ville, et décident de composer un titre leur rendant hommage qu’ils nomment Sharevari.

Autour d’une rythmique régulière, ils placent une mélodie inspirée par le titre Moskow Disco de Telex et des voix reprenant exactement la même structure que sur le disque de Kano Holly Dolly.

Un nouveau son

Le titre rencontre rapidement un certain succès et est soutenu par Electryfying Mojo ainsi que Nat Norris qui le passent dans leurs émissions radios très écoutées par les jeunes de Detroit, Midnight Funk Association pour le premier et The Scene pour le second.

Sharevari est considéré comme le premier titre Techno de Detroit avant que le terme ne soit utilisé. Même s’il sort à cette époque Clear avec Rick Davis sous le nom de Cybotron, le son de A Number Of Names va grandement influencer les sorties suivantes de Juan Atkins.

Haalleycks

 

English Version

In 1981 A Number Of Names released Sharevari,referred to parties organised by a student club, which became an influence of the Detroit Techno.

Since the late 60’s, Detroit knew a deep economic and social crisis and, despite a rich and influent musical past, club culture didn’t increase. In the late 70’s, some student club organised parties which met with success and allowed to DJs crews to begin a career.

A new kind of parties

These students wanted something new and took parties in the New-York club as a model and booked DJs who didn’t select but played and mix records to offer to the dancers a continuous flow of music.

Several parties became popular and students club invited Ken Collier, a DJ who inspired a new generation of DJs like Detroit Beatdown (Delano Smith, Norm Talley, Mike Clark) and Deep Space (Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Eddie Fowlkes).

Plagiarism for a tribute

Members of A Number Of Names, Paul Lesley, Roderick Simpson et Sterling Jones, were regulars of the Charevari parties, one of the most popular in the city and decided to produce a trbute track they entitled Sharevari.

Around a regular beat, they composed a melody inspired by the track of Telex Moscow Disco and voices which copied  those of Kano’s Holly Dolly.

A new sound

The track had a good feedback and was supported by Electryfying Mojo and Nat Norris who played it in their radio show, Midnight Funk Association for the first et The Scene for the second.

Sharevari was considered as the first Detroit Techno track, before the use of this word. Even he released Clear with Rick Davis under the name of Cybotron the same year, the sound of A Number Of Names influenced the Juan Atkins’ music.

Haalleycks

Translation : Haalleycks

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